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Après la disparition de Gaïd Salah, quelques signes d’espoir ?

lundi 30 décembre 2019, par Michel Berthelemy

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Au lendemain du décès du chef d’état-major et vice-ministre algérien de la Défense Ahmed Gaïd Salah, treize détenus politiques du hirak ont été libérés après six mois de détention à la prison d’El Harrach à Alger. Signe de détente ou simple coïncidence de date ? Dans le même temps, des centaines de personnes se sont recueillies le 24 décembre sur la tombe de Hocine Aït Ahmed dans le village où il repose, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. La sobriété de la cérémonie répondait au vœu de celui qui avait demandé le 6 février 2012 : « aucun tombeau, ni mausolée, ne doit être construit sur ma tombe, laquelle ne fera jamais l’objet d’aucune cérémonie de la part de toutes les autorités politiques, de tous les partis politiques et autres groupements, ni d’aucune exploitation mercantile ».

Autre signe : les marches hebdomadaires du vendredi 27 décembre ont coïncidé avec le 62e anniversaire de l’assassinat de Abane Ramdane, l’architecte du Congrès de la Soummam, et l’un des fondateurs de l’ALN. Son portrait a été brandi ce jour-là par des dizaines de milliers de manifestants à travers plusieurs grandes villes du pays, accompagné par les chants des marcheurs à la gloire de celui qui a su structurer le mouvement national algérien, et dont la fibre républicaine avait tellement déplu aux dirigeants FLN de l’époque qu’il en a été assassiné.

La disparition de Ahmed Gaïd Salah augurerait-elle d’une forme de renaissance de la vie politique algérienne ? Les dernières informations en provenance d’Algérie sont plutôt inquiétantes. Elles font part de groupes spécialement destinés à s’en prendre violemment aux manifestants sous le regard bienveillant des forces de l’ordre qui regardent sans intervenir. Dans le but, semble-t-il, de faire peur aux manifestants et de les inciter à rester chez eux.

Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/des-agressions-enregistrees-dans-certaines-villes-du-pays-vague-de-denonciations-de-la-violence-contre-les-manifestants-29-12-2019

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